Tentative de reconversion en sophrologie : mon expérience

J’ai pris conscience il y a quelques années, que j’aimais aider les autres. C’est ce que mon père appelle mon côte « sauveur ». J’aide mes proches, dans mes relations, ou même les personnes que je rencontre dans la rue, à un arrêt de bus ou encore dans un train. Discuter, prendre le temps d’écouter, faire prendre conscience des choses. Je crois que les solutions sont souvent en nous et qu’il faut parfois une parole extérieure ou un déclic pour faire ressortir une idée créative. J’aime l’idée qu’on a tous accès au bonheur et à la liberté, et qu’il suffit simplement de le décider. On a tous les moyens de voir les choses du bon côté et de penser à notre bien-être.

De l’envie aux démarches

Aider l’autre, ça a quelque chose d’agréable, on se sent utile et on a l’impression d’apporter quelque chose de positif. Mais ça peut aussi parfois, avoir un côté néfaste pour soi, et je me suis dit un jour, qu’en faire mon métier m’aiderait peut être à ce niveau là, à tort ou à raison, je ne sais pas.

Plus jeune je voulais faire de l’art thérapie, mais la sophrologie est devenue une évidence. J’ai découvert la sophrologie après un plan social qui m’avait beaucoup perturbée. Ça m’avait beaucoup apportée en peu de séances, car malgré mon apparence « douce et calme » je suis une très grande nerveuse et je somatise beaucoup. Aujourd’hui les exercices de respirations et visualisations me font du bien de temps en temps. J’avais envie de pouvoir apporter mon aide concrète aux autres.

J’ai alors fait toutes les démarches pour faire un CIF  afin de me former au métier de sophrologue. J’ai trouvé une école qui me paraissait bien sur Paris et ai lancé les démarches.

Échec et raisons

Il faut savoir que, dans notre société remplie de personnes stressées et de plus en plus victimes de burn-out, les formations sur le thème du bien-être sont énooormément demandées. C’est d’ailleurs quelque chose que je constate beaucoup autour de moi, beaucoup de personnes au bord du burn-out se reconvertissent dans les métiers de coaching ou bien-être.

Bon, sans plus de suspens, mon dossier a été refusé. J’ai pris rendez vous avec une conseillère en vue de faire appel. Mon dossier était apparemment pas assez motivé. D’après ma conseillère, la concurrence était telle, que ce genre de formation est plus souvent attribué à des personnes ayant déjà un métier dans la médecine ou le bien-être. Elle m’a donc conseillé de réunir un maximum de justifications de mes motivations. J’avais réussi à réunir pas mal de documents et témoignages pour appuyer mon dossier. Mais, une personne de confiance du métier m’a déconseillé cette école au dernier moment. En effet, bien que très douée en communication, cette école n’est absolument pas bien vue dans le milieu. D’ailleurs, elle propose des formations sur 6 mois, alors que la norme est plutôt de 2 à 4 ans pour être sophrologue. Un peu plus tard j’ai appris que le motif de refus donné à mon employeur était que le budget était trop important. Comme l’impression que rien allait dans le sens de la réussite de ce projet.

Le temps du bilan et d’un nouveau départ

Je suis juste après, partit trois semaines en vacances. A croire que tout arrive au bon moment. J’ai décidé pendant ces vacances notamment de laisser tomber le CIF, si je dois un jour faire ce métier, je veux faire les choses bien. Je ne veux pas prendre de risques sur ma formation. Je garde ce projet de côté pour le retenter un jour où les conditions seront meilleures. C’est cet été là où j’ai pris la décision de prendre un nouveau départ. J’ai réalisé que, si je voulais changer complétement de domaine, c’est aussi parce que quelque chose n’allait pas actuellement. Et il était temps pour moi de prendre une décision.

En attendant qu’un jour, peut être, je puisse pratiquer la sophrologie, j’ai réfléchi à trouver un sens à mon job. Créatrice de sites web au premier abord ça n’est pas hyper solidaire et rempli de sens. Puis je me suis dit que, en plus d’aider des personnes dans leurs projets professionnels, je souhaite monter en compétence dans le domaine de l’accessibilité web. Ça fait longtemps que je m’y intéresse mais j’ai aujourd’hui envie d’aller plus loin à ce sujet. L’accès à l’information pour tous me paraît nécessaire pour l’égalité des chances et de l’information.

Cet article a 12 commentaires

  1. Bonjour
    Je suis moi-même devenue sophrologue suite à une reconversion. Avez-vous regardé du côté des écoles certifiées par sofrocay ? Pas de présélections, juste avoir déjà pratiqué personnellement.
    Et peut-être sortir de Paris ? 😉
    Bonne continuation

    1. Bonjour Charlotte,
      Ha oui? Avez-vous un site web ou pourriez vous me laisser vos coordonnées via ma page de contact svp? Il serait intéressant de pouvoir échanger à ce sujet.
      Je n’ai pas du tout regardé ces écoles mais maintenant que j’ai quitté Paris, je pourrai éventuellement regarder ce qui se fait dans le secteur. Merci à vous pour ces conseils et vos encouragements, et je vous souhaite également une bonne continuation dans cette belle reconversion 🙂

  2. Bel article encore une fois Laurie, merci pour le partage. Comme tu le soulignes, parfois, certaines réflexions et réorientations ont besoin de mûrir un peu plus. Les conditions n’ont pas été optimales mais tu continues à cheminer sur une voie qui aide les autres et qui leur apporte des choses.

    Je ne me fais pas de souci pour toi : tout ira pour le mieux au moment où cela devra se faire 😉

    1. Merciii! Oui il est parfois plus sage de reculer pour mieux sauter. Et puis rien arrive par hasard il parait. En tout cas merci pour tes encouragements ça me fait toujours très plaisir 🙂

  3. Navré pour le fait que tu n’as pu réaliser ton CIF. Mais je suis content que tu as pris un nouveau départ et c’est l’essentiel.
    Tu aimes aider les autres, je confirme (je parle en connaissance de cause 😉 ). Ne lache rien à ce sujet car personnellement, je te suis encore reconnaissant pour ce que tu as pu m’apporté.
    Continue sur cette voie là en tout cas

    1. Merci superman. Oui ça a finalement du bon. C’est un plaisir pour moi d’être là pour toi, mais tu le sais je pense. Merci pour tes encouragements, ça me touche beaucoup

  4. Merci pour ce témoignage Laurie, c’est vraiment intéressant de tourner une expérience qui pourrait apparaître comme un échec en un simple rebondissement vers d’autres choses !

    1. Merci pour ton commentaire, oui je pense que parfois c’est même nécessaire de vivre des échecs pour aller de l’avant. Et puis, en attendant une possible autre tentative, c’est un domaine qui me plait et qui fait partie de ma vie.

  5. Bonjour,
    Merci pour votre témoignage. Je commence à caresser le projet d’une reconversion en tant que sophrologue. Je me renseigne mais il est difficile de savoir ce que valent les différentes écoles. Après votre expérience, auriez-vous des écoles à recommander en région parisienne ou à Paris ?
    Merci et bonne continuation !

    1. Bonjour, je m’excuse pour ma réponse (très) tardive, j’ai fait une pause avec le blog et le temps est passé… Merci en tout cas d’être passé par ici. Je ne saurais pas vous répondre pour des écoles à Paris je suis désolée, celle que j’avais trouvé n’étant pas le top, je ne la conseille pas. J’espère que vous avez réussi à trouver ce que vous recherchez. Bonne continuation également

  6. Bonjour nomatitude,

    C’est avec plaisir que j’ai pu découvrir ta page, je trouve que tu as une écriture qui attrape le lecteur!

    J’ai aussi failli m’engager dans une école de sophrologie qui propose la formation en 6 mois, l’envie de me former dans ce domaine se fait sentir au fonds de moi mais 6 mois ne sont pas assez pour la maturation, ce n’est que mon simple avis.
    J’ai trouvé une bonne école en Alsace qui la propose en 3 ans mais je suis demandeur d’emploi depuis peu, je veux déjà trouver un emploi qui puisse me garantir un revenu stable.

    Ma question est, où en es-tu dans tes projets? ta réponse pourrait peut-être me permettre de trouver de l’inspiration en toi. merci pour ton partage.

    Je te souhaite le meilleur!

    Namaste

    Luc.

    1. Bonjour Luc, je m’excuse pour ma réponse (très) tardive, j’ai fait une pause avec le blog et le temps est passé… Je te remercie pour ton gentil commentaire. Je suis d’accord avec toi pour la durée d’une formation en sophrologie. Il faut être préparé un minimum à toutes problématiques que peuvent rencontrer les personnes qui viennent en consultation, 6 mois c’est vraiment court pour ça il me semble. Par ailleurs, et pour te répondre, je suis entrepreneure aujourd’hui dans mon domaine initiale (la communication web). J’ai voulu donner une dimension humaine à mon activité, j’ai donc fait des choix dans ce sens (type d’offres/activités, clientèle, le choix de travailler en coopérative etc.) Pour le moment je ne pense pas à changer de voie, j’ai finalement réussi à retrouver la passion dans mon domaine et à m’épanouir dans mon activité. Je ne suis pas sure que ma réponse t’aidera. Je te souhaite bonne continuation et tiens moi au courant si tu poursuis dans la sophrologie

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