Je suis très optimiste au quotidien, parce que ultra pessimiste en l’avenir

Le mal & la force d’une génération

Je fais partie d’une génération, qui s’informe, se désinforme, s’ouvre au monde et en même temps ultra connectée. Une génération qui recherche le bien-être sans résoudre ses blessures, qui cherche à se réaliser et à « exister ». Une génération qui vit dans la peur et le pessimisme de son avenir.

La peur de l’autre, de ne pas trouver job/logement, de ne pas pouvoir finir ses fins de mois, des nouvelles lois ou de la montée du FN, des MST, peur de mourir d’un cancer bien avant la retraite à cause des conneries qu’on mange, se tartine ou des ondes, peur même de ne jamais en avoir (de retraite), du terrorisme/guerres, du changement climatique, de perdre des droits/libertés… Je suis d’une génération ou certaines femmes font le choix de ne pas avoir d’enfants pour ne pas offrir un avenir incertain à sa progéniture, mais où il faut encore se battre pour expliquer ses choix et démontrer qu’ils sont assumés.

Je fais partie d’une génération, ouverte au monde, anti-conformiste, une génération d’aventuriers & rêveurs bercés de films tels que Retour vers le futur, Jurassic Park ou encore SOS fantôme. Une génération créative, pleine de ressources mais aussi de grandes gueules, une génération héritée de Balavoine ou encore Coluche.  Une génération qui ne prend au sérieux que ce qui doit l’être et qui fait parfois passer son bien-être avant l’argent. Une génération de plus en plus nomade, qui n’est pas en manque d’idées novatrices et qui invente même de nouveaux jobs.

Nous vivons dans une société de moins en moins adaptée, et qui est plus dans le paraître que dans l’action. Les idées changent, les mentalités évoluent, et l’on se demande même si demain, le salariat fera toujours partie de la norme. Une société qui est en conflit entre anciennes et nouvelles générations, avec un gouvernement qui ne représente pas du tout les nouvelles générations.

Je suis très optimiste au quotidien, parce que ultra pessimiste en l’avenir

Pur produit de cette génération, je suis optimiste en mes choix parce que pas le temps de laisser la peur me ralentir. Je fais ce que je peux, à mon niveau, pour essayer d’améliorer certaines choses. Comme une urgence de vivre, je garde à l’esprit que je ne veux pas m’éteindre un jour pleine de regrets, alors je trace ma route vers ce en quoi je crois et qui me rend heureuse. Je mets toute mon énergie dans mes projets et ce qui me parait juste, et je laisse la haine à ceux qui le regretteront plus tard. Je m’émerveille devant la beauté du ciel, des nuages & parfois de la mer. Je souris quand il pleut et que je suis à l’intérieur bien au chaud devant un bon vieux film. Je profite de moments privilégiés avec ma famille… Je pourrais vous lister tout un tas de choses banales qui me donnent de la gratitude. La routine me rend malade parce que je ressens comme une sensation de perte de temps sur de belles choses. Est-il encore nécessaire aujourd’hui de justifier ses choix dès l’instant qu’ils sont faits avec cœur et conscience?!

Profitons de la vie mes amis, nous ne savons pas de quoi demain est fait. Profitons d’internet et de la libre parole de tous pour se partager nos astuces, bons plans, ou quand il faut passer à l’action pour de justes causes. Mais aussi pour informer, avec justesse, pour le droit à l’information pour tous, et développons notre esprit critique. Battons nous pour créer un avenir meilleur, en faisant de notre mieux, toujours. Partageons nos idées. Mais surtout, n’oublions pas de Vivre. Ne baissons pas les bras et ne prêtons pas attention à tous ces propos haineux et intolérants qui polluent notre web et nos esprits.

Soyons juste, soyons vrais, soyons amour & licorne. Bref… Je m’égare! En résumé, je crois très fort que c’est pendant les temps de crises ou les moments les plus pessimistes qu’on trouve des idées créatives et innovantes. Que les idées les plus audacieuses surgissent. Je crois également que c’est quand on est bien dans sa vie qu’on a la meilleure énergie pour faire de belles choses. Faire le meilleur pour soi, c’est se donner les moyens de mieux partager du positif.

PS. L’illustration que j’ai utilisée pour cet article est réalisée par Mathou Virfollet qui est une illustratrice que j’aime beaucoup par sa fraîcheur, son optimisme et sa simplicité. Pour en voir plus, je vous invite à consulter son blog : http://crayondhumeur.blogspot.fr/

Cet article a 8 commentaires

  1. oh merde! j’aurais pu écrire cet article ! enfin j’aurais été sûrement un peu plus pessimiste. J’essaye également d’être la plus positive, la plus enjouée possible au quotidien … c’est une technique de survie comme une autre pour ne pas sombrer complètement dans la paranoïa, la névrose, et la mélancolie chronique ! Je suis de plus en plus affolée par ce que je lis/vois, j’ai souvent envie de pleurer devant mon ordi …. au point qu’il y a un mois après un énième naufrage en Méditerranée et un autre bébé mort sur un plage turque, après avoir pleuré comme une madeleine devant la photo de sa sucette orange (la même que celle de ma fille), et après avoir constaté l’indifférence du monde face à cette nouvelle tragédie… j’ai décidé d’arrêter de lire les infos. Toutes. Je vis dans une bulle depuis un mois parce que sinon je deviens dingue. C’est une pause que je m’accorde pour recharger les batteries sinon je sombre devant l’insensibilité de ce monde. Je sais que je devrais à un moment donné sortir la tête du trou : la technique de l’autruche ne peut être adopté sur le long terme mais pour l’instant je savoure ma retraite et j’essaye d’être heureuse ….

    1. Je comprends ce besoin de fuir les infos. C’est presque un instinct de survie, quand on est à bout de souffle. Pleurer devant des nouvelles, avoir la boule au ventre et parfois même sentir la peur ou la colère nous gagner. J’imagine que ça doit être encore plus compliqué quand on a des enfants. Moi je suis très émotive pour ne rien arranger, alors, j’essaye de positiver et si c’est nécessaire je prends mes distances aussi. Mais quand c’est trop, comme les attentats par exemple, j’ai besoin de pleurer et de suivre les nouvelles, comme si je vivais un deuil quelque part.

      1. oui j’ai vécu les attentats de la même façon. C’est presque masochiste en fait quand t’y penses, mais je crois que c’est une façon d’exorciser aussi…

        1. Haha! Complètement! Sur le coup ça paraît normal. Je pense que ça fait partie d’un processus psychologique oui.

  2. Très bel article 🙂 je crois qu on a tous des moyens de lutter contre la morosité ambiante j essaie à ma petite mesure de le faire
    À un moment je ne regarde pas certaines émissions où je connais d avance les issues car debateurs caricaturaux, parfois je me préserve je suis au courant des informations mais pas envie de gérer un énième débat nauséabond
    J essaie d avancer et de faire les choses qui me font plaisir, penser aussi à soi c est pas mal aussi je ne dis pas que je ne pense pas aux autres mais à force de vouloir faire plaisir à tout le monde on s oublie parfois

    1. Merci! 🙂 Je suis complètement d’accord, et puis comme je le disais plus ou moins, on aidera toujours mieux son prochain, en étant bien soi même. Il faut toujours penser à soi, et savoir se protéger quand on en ressent le besoin. Et je suis particulièrement CONTRE ces reportages anxiogènes sans intérêts, qui ternissent parfois même des destinations de voyage, alors que c’est juste un zoom sur des faits négatifs. Il serait bon d’avoir plus de reportages sur des histoires positives et inspirantes, avec beaucoup d’amour, mais il semblerait que je vive au pays des bisounours en pensant comme ça!

  3. Très bel article ! Je me reconnais beaucoup dans ton texte. J’ai peur de l’avenir pour les mêmes raisons que toi, et pourtant au quotidien bizarrement, je me suis toujours optimistes ! Je ne sais pas d’où vient se sentiment d’urgence, mais je le partage comme toi. Urgence à voyager, à découvrir, à profiter, car on ne sait pas de quoi demain sera fait.
    Dans ma famille, certaines personnes m’ont dit qu’elles ont attendue la retraite pour profiter, pour prendre le temps de faire ce qui les passionnait, pour voyager… Notre génération sait que nous ne pourrons pas attendre plus longtemps. La retraite, il ne faut pas y compter. Quel sera l’état de la planète dans 40 ans ? Bref, c’est maintenant ou jamais !

    1. Merci. C’est exactement ça, d’ailleurs, dans la génération de nos parents/grands parents, beaucoup ne comprennent pas notre urgence de vivre. Parfois je pense à la montée des eaux et je me dis même que je devrais vite aller sur certaines îles/régions côtières qui me fascinent avant qu’il soit trop tard. Je pense que l’expression « tout est éphémère » est d’autant plus vrai à notre époque. On a envie de découvrir et voir de belles choses avant qu’il soit trop tard, et n’étant sur de rien par rapport à notre retraite, je suppose aussi que c’est pour ça que l’on tient absolument à faire un travail qui nous plait tout en réussissant à concilier vie pro/perso.

Laisser un commentaire

Fermer le menu
ut nec tristique nunc eget elit. quis felis dolor