Tentative de reconversion en sophrologie : mon expérience
19 février 2016
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J’ai pris conscience il y a quelques années, que j’aimais aider les autres. C’est ce que mon père appelle mon côte « sauveur ». J’aide mes proches, dans mes relations, ou même les personnes que je rencontre dans la rue, à un arrêt de bus ou encore dans un train. Discuter, prendre le temps d’écouter, faire prendre conscience des choses. Je crois que les solutions sont souvent en nous et qu’il faut parfois une parole extérieure ou un déclic pour faire ressortir une idée créative. J’aime l’idée qu’on a tous accès au bonheur et à la liberté, et qu’il suffit simplement de le décider. On a tous les moyens de voir les choses du bon côté et de penser à notre bien-être.

De l’envie aux démarches

Aider l’autre, ça a quelque chose d’agréable, on se sent utile et on a l’impression d’apporter quelque chose de positif. Mais ça peut aussi parfois, avoir un côté néfaste pour soi, et je me suis dit un jour, qu’en faire mon métier m’aiderait peut être à ce niveau là, à tort ou à raison, je ne sais pas.

Plus jeune je voulais faire de l’art thérapie, mais la sophrologie est devenue une évidence. J’ai découvert la sophrologie après un plan social qui m’avait beaucoup perturbée. Ça m’avait beaucoup apportée en peu de séances, car malgré mon apparence « douce et calme » je suis une très grande nerveuse et je somatise beaucoup. Aujourd’hui les exercices de respirations et visualisations me font du bien de temps en temps. J’avais envie de pouvoir apporter mon aide concrète aux autres.

J’ai alors fait toutes les démarches pour faire un CIF  afin de me former au métier de sophrologue. J’ai trouvé une école qui me paraissait bien sur Paris et ai lancé les démarches.

Échec et raisons

Il faut savoir que, dans notre société remplie de personnes stressées et de plus en plus victimes de burn-out, les formations sur le thème du bien-être sont énooormément demandées. C’est d’ailleurs quelque chose que je constate beaucoup autour de moi, beaucoup de personnes au bord du burn-out se reconvertissent dans les métiers de coaching ou bien-être.

Bon, sans plus de suspens, mon dossier a été refusé. J’ai pris rendez vous avec une conseillère en vue de faire appel. Mon dossier était apparemment pas assez motivé. D’après ma conseillère, la concurrence était telle, que ce genre de formation est plus souvent attribué à des personnes ayant déjà un métier dans la médecine ou le bien-être. Elle m’a donc conseillé de réunir un maximum de justifications de mes motivations. J’avais réussi à réunir pas mal de documents et témoignages pour appuyer mon dossier. Mais, une personne de confiance du métier m’a déconseillé cette école au dernier moment. En effet, bien que très douée en communication, cette école n’est absolument pas bien vue dans le milieu. D’ailleurs, elle propose des formations sur 6 mois, alors que la norme est plutôt de 2 à 4 ans pour être sophrologue. Un peu plus tard j’ai appris que le motif de refus donné à mon employeur était que le budget était trop important. Comme l’impression que rien allait dans le sens de la réussite de ce projet.

Le temps du bilan et d’un nouveau départ

Je suis juste après, partit trois semaines en vacances. A croire que tout arrive au bon moment. J’ai décidé pendant ces vacances notamment de laisser tomber le CIF, si je dois un jour faire ce métier, je veux faire les choses bien. Je ne veux pas prendre de risques sur ma formation. Je garde ce projet de côté pour le retenter un jour où les conditions seront meilleures. C’est cet été là où j’ai pris la décision de prendre un nouveau départ. J’ai réalisé que, si je voulais changer complétement de domaine, c’est aussi parce que quelque chose n’allait pas actuellement. Et il était temps pour moi de prendre une décision.

En attendant qu’un jour, peut être, je puisse pratiquer la sophrologie, j’ai réfléchi à trouver un sens à mon job. Créatrice de sites web au premier abord ça n’est pas hyper solidaire et rempli de sens. Puis je me suis dit que, en plus d’aider des personnes dans leurs projets professionnels, je souhaite monter en compétence dans le domaine de l’accessibilité web. Ça fait longtemps que je m’y intéresse mais j’ai aujourd’hui envie d’aller plus loin à ce sujet. L’accès à l’information pour tous me paraît nécessaire pour l’égalité des chances et de l’information.