Les accords toltèques et la prise de conscience des croyances collectives limitatrices
1 février 2016
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J’ai découvert les accords toltèques il y a environ 5 ans grâce à un ami et ils sont aujourd’hui devenus des alliés essentiels dans ma vie. Parfois je les oublie, et puis relire quelques passages du livre fait du bien & aide à se remettre en question.

On les appelle les accords parce que ce sont des croyances auxquels nous donnons notre accord.
Don Miguel Ruiz, à travers son livre, nous explique la puissance des mots et les croyances individuelles et collectives limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Ce qui m’a fait le plus fait réfléchir, c’est ce rêve de la société, ou les croyances où l’on nous dicte un schéma de vie pour être heureux. Ce formatage, ce plan que l’on doit tous suivre pour être « dans les normes ». On est pas très loin du conditionnement de la fiction de Aldous Huxley dans « le Meilleur des mondes ». Ce ne sont finalement que des croyances collectives. Et si on ne souhaite pas suivre ces normes on est donc contraint à vivre malheureux ou montré du doigt. Serai-je malheureuse si je ne me marie pas et que je ne possède pas de bien immobilier?! Serai-je normale si je fais le choix de ne pas avoir d’enfants ou encore de quitter un CDI pour vivre avec moins de moyens en faisant ce que j’aime?

Suivre les croyances de la société peut rassurer, car ça pose un certain cadre. C’est ce que l’on pourrait appeler à mon sens : la zone de confort. Je crois que ce n’est parce qu’on a pas le même que tout le monde, qu’on ne peut pas créer notre propre cadre ou zone de confort. Et même en changer aussi souvent qu’on le souhaite. C’est là où le « être soi » prend tous son sens.

Don Miguel nous donne donc quatre accords :

  • Que votre parole soit impeccable
  • Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
  • Ne faites pas de suppositions
  • Faites toujours de votre mieux

La parole impeccable

Rendez-vous compte le pouvoir de la parole. Une personne vous dira quelque chose selon sa propre vision et si vous donnez votre accord vous y croirez et ça créera probablement des limites qui n’ont pas forcement lieu d’être. Un proche vous dira par exemple « tu veux partir seule en voyage, mais c’est dangereux » si vous donnez votre accord, vous ne vous sentirez probablement pas rassurée, voir même, vous déciderez de ne plus partir seule.
Le plus dur étant de distinguer nos propres croyances des croyances dictées par d’autres.
Vous êtes vous déjà demandé ce que veux dire « être normal »? Suivre les croyances de la société? Ne vaut il pas mieux être en accord avec ses croyances et principes qu’être « normal » au regard de la société?
Si je décide de vivre à ma manière, de faire mes propres choix, de me trouver forte, belle et bien dans ma vie en suivant ce que mes envies et mon cœur me dictent, alors suis-je dans le juste? Personnellement j’en suis convaincue, il est temps de nous faire du bien avec une parole impeccable envers nous-même et envers les autres.

Ne rien prendre personnellement

On peut alors critiquer notre mode de vie, notre façon d’être ou de penser, ça ne doit pas nous atteindre parce que, nous ne prendrons rien personnellement.

On peut entendre une parole à laquelle on ne donne pas notre accord et ne rien prendre personnellement. La vision de chacun diffère de par les expériences et le vécu. Ce n’est pas parce que quelqu’un n’a pas eu la parole impeccable envers moi que je dois y croire et en être blessée. Chacun sait ce qu’il vaut, nous n’avons pas besoin de la parole d’un autre pour modifier notre vision sur nous-même. Si une parole envers moi ne me semble pas légitime, je dois donc ne pas y prêter attention. Le problème vient uniquement de cette personne (peur, jalousie, complexe…).

Ne pas faire de suppositions

Je crois que c’est quelque chose qui fait partie des mauvaises habitudes pour beaucoup. On se réfère à nos expériences, vécu ou encore pessimisme pour faire des suppositions. On suppose des choses qui très souvent se trouvent être fausses et on finit par y croire. On croit donc à quelque chose de faux et ça engendre souffrances et blocages inutiles. Ce n’est pas la chose la plus simple à faire mais, l’idéal étant, de prendre les choses comme elles viennent, et apprendre à poser des questions et parler clairement pour ne pas supposer.

Faire de son mieux

Quoi qu’il arrive on passe notre vie à faire des choix, que les gens approuvent ou non, nous devons faire de notre mieux, pour ne rien regretter, se sentir en accord avec soi et parce que c’est essentiel à la réussite. Il suffit simplement de le vouloir. On ne peut pas toujours réussir, mais on peut toujours donner le meilleur de nous-même.

Personnellement, je fais de mon mieux au quotidien pour appliquer les accords, le livre n’est jamais très loin de moi. Ce n’est pas forcément évident à mettre en place parce que, mine de rien, c’est un fait, nous avons des croyances bien ancrées. Mais je crois très fort en cette philosophie de vie, et si ça vous parle autant qu’à moi, alors foncez acheter le livre.

Pour en savoir plus :

L’auteur : Miguel Ángel Ruiz (ou Don Miguel Ruiz) est un auteur et chamane mexicain.

Le livre : Les quatre accords toltèques, Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc, 1999.

Pour aller plus loin, ce livre aide à mettre en place les accords :
Pratique de la voie toltèque, Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc