Japon maudit, les barrières du handicap
16 juillet 2017
2

Cette année j’ai vu une de mes obsessions partir en fumée. Je vais vous expliquer en quoi le Japon et le handicap ne sont pas si évidents qu’il n’y paraît. (à toutes fins utiles)

L’an dernier, après une névrite optique assez sévère, j’ai eu une énorme envie de m’en prendre plein les yeux en allant au Japon. C’était une obsession. Après quelques réflexions et discussions, nous avons décidé d’y aller entre filles, avec mes amies Émilie & Nathalie (la sœur d’Émilie).

 

Japon & handicap

Nathalie n’a pu nous suivre finalement, et une fois deux, il nous fallait de l’aide pour Émilie. Un équivalent d’une aide à domicile sur place. Ça ne paraissait pas insurmontable.

Après quelques appels, SOS sur twitter et une recherche intensive, Émilie n’a trouvé que des contacts impossibles à réserver à l’avance et quelques liens de sites web non concluants.

Nous nous sommes alors dirigées vers des agences spécialisées. 14 778€, c’est le prix indécent qu’une agence (Yoola pour ne pas la citer) nous a proposé pour voyager avec nos contraintes. (et ça, sans se fouler, car les vols et hôtels étaient ceux qu’on avait déjà choisis. À se demander pourquoi cette interminable attente pour nous pondre ce devis!)

Je ne vous cache pas que ça a été les montagnes russes dans mon petit cœur. Suivi d’une énorme haine, puis désolation. La date se rapprochait de plus en plus et avec elle notre motivation commençait à partir en fumée. On ne voulait pas réserver au dernier moment avec toutes nos contraintes et cette belle idée de départ.

Puis, en ultime tentative, (en fait on avait déjà abandonné) j’ai contacté Terres Japonaises, qui semblaient avoir des contacts sur place. Les échanges étaient déjà plus humains et je me suis enfin sentie écoutée.

Mon contact m’a donné deux super-sites dans un premier temps :

Concernant l’aide à domicile, elle m’a expliqué que ça ne se faisait pas spécialement au Japon. Là bas, c’est la famille qui se charge de s’occuper des personnes en situation de handicap, ou alors dans des centres spécialisés. Elle a fini par trouver un hôtel accessible avec l’aide d’une infirmière sur place qui pouvait éventuellement aider, mais le prix était relativement cher et nous avons préféré abandonner. Mais je suis reconnaissante pour le service et la compréhension dont ils ont fait preuve pour nous.

La désillusion

Finalement, on a fini par abandonner en se disant qu’on retenterait l’an prochain avec les quelques contacts Facebook qu’Émilie a trouvés et son copain pour que ça soit plus simple (et qu’il a très envie surtout). Je ne crois pas que je pourrai me le permettre l’an prochain (ça reste un budget difficile, d’autant plus les premières années où on lance son activité) mais je souhaite de tout cœur à Émilie & son chéri de poursuivre ce projet, qui est devenu une obsession communicative.

Pour ma part je pense continuer de profiter de ma belle région. Mais aussi, réaliser quelques projets de voyages plus proches en attendant qu’un jour, je réalise ce rêve, parmi tant d’autres.