Cuba : plus qu’un simple voyage, un cadeau
25 février 2016
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Mon voyage à Cuba a doublement une émotion particulière à mes yeux dans le sens où, c’est le premier voyage que je me suis offert mais aussi le premier où je suis partie seule.
Un ami d’ami de mon père, Roy, m’a aidé à organiser mon road trip en me mettant en contact avec des casas particulares notamment et mon voyage a été un enchaînement de belles rencontres.
Ma première rencontre fut donc avec Roy puis un ami à lui, Andro, qui m’a fait découvrir les rues de la Havane le premier jour.

Cuba : l'île des voitures anciennes, de la salsa et des cigares
Aller dans des casas particulares est un bon moyen de rencontrer des cubains mais aussi d’autres voyageurs. A la Havane je bougeais la plupart du temps avec Roy & Andro.
Je suis allée à Viñales avec Roy à la rencontre de ses amis qui faisaient casa particular, puis je suis partie seule à Trinidad où j’ai rencontré notamment une américaine et un cubain avec qui nous avons visité les ruelles de la ville et bu des mojitos.

J’ai été enchantée par les paysages magnifiques de Viñales, sa vallée, ses gentils habitants et sa beauté authentique. J’ai également beaucoup aimé Trinidad et ses ruelles colorées, on dit souvent que le temps semble s’être arrêté à Cuba, et c’est réellement ce que j’ai ressenti. Ses magnifiques voitures américaines à l’ancienne, ses maisons au style colonial, ses routes en piteux états et ses ruelles atypiques… Un dépaysement assuré!

Enchantée par les paysages magnifiques de Viñales

Plus que le premier voyage que je me suis offert, c’est un véritable cadeau que je me suis fait.

Ma dernière soirée à Cuba je suis allée dans un quartier africain de la Havane chez un ami de Roy pour assister à une cérémonie de Santeria.
Un moment impressionnant rythmé de cigares, offrandes & percussions.

La richesse cubaine

Cuba, au-delà des voitures anciennes, de la salsa et des cigares, c’est surtout la rencontre de belles personnes. La situation était alors compliquée pour les Cubains. La liberté était très limitée et la pauvreté très présente.
A ce moment-là c’était encore plus compliqué qu’aujourd’hui pour un cubain de quitter le pays, le mariage avec des étrangers étant une des seules possibilités en dehors d’être un artiste reconnu.
Je traînais avec des cubains, allais chez eux et allais dans leurs voitures alors que c’était normalement interdit.

Mon voyage à Cuba a été un enchaînement de belles rencontres
Le respect et la solidarité des cubains m’a beaucoup touché. Par de petites choses. Un exemple qui m’a marqué, quand on fait la queue quelque part, c’est pas la guerre comme chez nous pour garder sa place, quand on arrive on demande qui est le dernier arrivé et on se pose où on veut en attendant son tour. S’appeler « mi amor » ou autres surnoms affectueux alors qu’on ne s’est jamais vu est aussi quelque chose qui se fait entre cubains.
J’ai vraiment une forte admiration pour nos amis de cette île des grandes Antilles, cette instinct de survie et cette manière de profiter de la vie avec simplicité. C’est un peu la débrouille voir les magouilles pour certains, mais la faim et la quête de liberté justifient parfois les moyens.
D’un côté, je me suis rendu compte, s’il le fallait, de la chance que j’avais de vivre en France avec ce voyage. D’un autre côté, je me suis dit qu’ils ont eux la chance de vivre de petits bonheurs simples, en rien superficiels et matériels. Ils n’ont pas ce côté blasé et négatif que nous connaissons bien, et leur offrir des choses avaient quelque chose de magique dans leurs regards. Ces sourires et cette manière de danser et faire de la musique dans la rue, cette lutte et cette force d’un peuple démuni étaient une réelle leçon d’humilité.

Plus que le premier voyage que je me suis offert, c’est un véritable cadeau que je me suis fait.

J’ai eu de grandes conversations avec Roy sur nos différences culturelles (qui parfois partaient de réelles incompréhensions) et nos visions de la vie. Roy m’avait, par ses mots et ses idées, fait prendre conscience que c’est important de travailler pour vivre mais qu’il n’y a pas d’intérêt à vivre pour travailler. Mais aussi qu’il y a toujours des petites choses à faire pour améliorer ses conditions, il faut juste se donner les moyens trouver les solutions.

En rentrant, le jour même de la reprise du travail, j’ai postulé à une offre que j’ai vu passer pour un poste chez Nouvelles Frontières. Quelques mois plus tard, j’y étais embauchée au web, et je le considère encore aujourd’hui comme le meilleur poste en entreprise que j’ai eu jusqu’ici et je suis certaine que tout est parti de ce voyage.

Pour finir, et pour changer un peu des musiques traditionnelles de Cuba (que j’aime beaucoup), je vous propose un petit rap que j’ai découvert là-bas :